Définition
Depuis de nombreuses années, le C.H.R. de de Huy dispose d’une cabine de puvathérapie et de photothérapie particulièrement performante. Cette cabine diffuse des doses d’ultraviolets très précises en fonction de la pathologie du patient. Les ultraviolets permettent de traiter certaines maladies de la peau, comme le psoriasis, la lucite, le vitiligo, le lichen ainsi que d’autres affections plus rares. Ces maladies peuvent dégrader considérablement la qualité de vie.
Ce traitement donne de très bons résultats chez plus de 80 % des malades atteints de psoriasis. Il n’est toutefois pas capable de vous guérir définitivement.
La puvathérapie (PUVA : Psoralènes Ultraviolets A) est un traitement qui associe deux éléments : la prise orale de psoralènes (commercialisés sous le nom de Mopsoralen) et l'exposition générale ou locale à des rayons ultraviolets de type A.
La photothérapie par UVB à spectre étroit (Ultraviolets B, tube TL01 311 nm) ne nécessite pas de prise orale de psoralènes. Elle peut être proposée aux patients chez qui il y a une contre-indication à administrer les psoralènes, ou encore de façon préférentielle pour certaines pathologies.
Examens préliminaires :
Selon les cas, outre l’examen cutané, quelques examens peuvent être demandés par le dermatologue avant le début du traitement :
- prise de sang pour évaluer la fonction hépatique (qui sera éventuellement répétée au cours du traitement) et contrôler l’absence de contre-indication générale au traitement;
- quelques fois une radiographie pulmonaire et un examen ophtalmologique sont demandés.
Localisation et contacts
Déroulement de l'examen
La dose de psoralènes est déterminée selon le poids du patient.
Les psoralènes doivent être absorbés 2 à 3 heures avant l’exposition aux UVA. Il est donc important de respecter l’heure du rendez-vous. Le rythme des séances est de 2 ou 3 par semaine au début du traitement. Le nombre total de séances est fonction de l’évolution de l’affection au cours du traitement.
La dose d’ultraviolets, déterminée par le dermatologue, varie selon le type de peau et de sa réactivité. Elle sera augmentée progressivement au fil des séances, ce qui se traduira par un accroissement de la durée des séances ; la dose totale d’ultraviolets reçue par le patient est comptabilisée.
Certains médicaments autres que les psoralènes sont également photosensibilisants. Il est utile d’informer le médecin du nom de tous les médicaments pris habituellement ou même occasionnellement pendant la durée du traitement par ultraviolets.
A son arrivée, le patient prévient de sa présence en appuyant sur la sonnette située à proximité du local de soins.
Le patient se déshabille avant l’exposition. Les organes génitaux chez l’homme sont protégés. L’infirmière observe l’état et l’aspect de la peau. Le patient pourra également être examiné par le médecin. L’infirmière propose un rendez-vous pour la séance suivante.
La cabine de puvathérapie ressemble à une cabine de douche munie de tubes comme ceux d’un banc solaire. Le patient y est installé debout.
Le mini-puvathérapie est un support plat placé au–dessus d’un brancard. Le patient y est installé en position assise lorsque ses mains sont exposées et en position couchée lorsque ses pieds sont exposés.
Le port de lunettes spéciales est obligatoire dans la cabine ; la possession de lunettes de protection personnelles est souhaitable.
L’exposition terminée, les ultraviolets s’éteignent automatiquement. Le patient peut, alors, se rhabiller et quitter le service.
Les psoralènes représentent un photosensibilisant, c’est-à-dire qu’ils multiplient l’action des ultraviolets sur la peau dans les heures qui suivent son absorption. Il est impératif de ne pas s’exposer au soleil au cours des 8 heures suivant l’absorption des psoralènes. Au besoin, la peau sera protégée par des vêtements et le port de lunettes solaires en plastique est recommandé. Il faut savoir que les ultraviolets ne sont pas arrêtés par un écran vitré.
Du point de vue administratif :
Une inscription trimestrielle est prévue pour les patients traités. L’inscription doit impérativement être faite le premier jour du traitement et renouvelée au début de chaque nouveau trimestre si le traitement est toujours en cours. Si le traitement est interrompu pendant plus de deux semaines sans avertissement de la part du patient, l’inscription sera annulée.
Le traitement est entièrement remboursé par les mutualités pour un certain nombre de pathologies parmi lesquelles le psoriasis, le parapsoriasis, le lichen, le mycosis fongoïde, la réaction anormale à la lumière démontrée par des tests.
Risques
Effets indésirables :
- Rougeur cutanée de type « coup de soleil » dû à un surdosage d’ultraviolets. Dans ce cas, une séance peut être reportée.
- Troubles digestifs dus à la prise orale de psoralènes. Les comprimés sont mieux digérés s’ils sont pris lors des repas ou, à la rigueur, avec un verre de lait.